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Historique du quilling

Quelles sont les origines du quilling?

Les églises au Moyen Âge oeuvraient pour détenir des reliques de saints, ce qui amenait des pèlerins. Les grands de ce monde eurent leurs propres reliques, présentées dans de belles pièces d'orfèvres.Pour satisfaire la demande de nombreux fidèles les religieuses cloîtrées inventèrent une activité rémunératrice: la fabrication de reliquaires domestiques à base de petits papiers roulés, colorés, dorés sur la tranche, frisottés et artistiquement arrangés autour de la relique ou de l'objet de piété pour imiter les décorations en filigrane d'or et d'argent bien trop chères pour certaines paroisses. Vous l'avez compris, le papier roulé était l'art du pauvre. Mais quel art ! En observant les reliquaires ci-contre vous pouvez ressentir ce travail de patience, de méditation, de foi et de solitude. Ces rares reliquaires sont témoins d'une vie de recueillement durant laquelle les objets de piété jouaient un rôle particulier car leur réalisation comptait autant que leur dimension décorative.

Le quilling un art médiéval avec ses reliquaires en papier roulé

Quilling, papier roulé, paperolles, curling, mais comment appelait-on cette technique avant?

Le terme "paperoles" n'apparaît jamais dans les écrits anciens relatifs à cet art. Ce mot est tout à fait récent, il date des années 1980.

Depuis l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, le nom donné à cet art est : PAPIER ROULES.

Attention, les papiers roulés peuvent aussi avoir été nommés enroulis, papiloches ou papillotage, mais jamais paperoles. A noté que le mot paperole peut également s'écrit paperolle avec deux L.

Les nonnes utilisaient une plume pour enrouler les bandes de papier. Plume en anglais se dit "quill" d'où le nom de quilling pour les anglo-saxons.

Le quilling au fil du temps

Comme dit précédemment le quilling est né au Moyen-Âge principalement en temps qu'art reliquaire.

Le tableau reliquaire s'est beaucoup développé vers le milieu du XVIIème siècle.

Aux XVIIIème et XIXème siècles, leur taille devient bien plus modeste. Afin de les emporter avec soi lors de voyages sans les endommager. Ces reliquaires reçoivent couvercles, étuis et écrins.

La révolution française ayant engendré la destruction de nombreuses reliques et avec le réveil de la foi à l'époque romantique, il y a une relance de la dévotion envers les reliques des saints et c'est sur la demande de familles pieuses que furent créés bon nombre de ces petits tableaux de dévotion.

Parallèlement à ça, ce loisir lié à la religion est devenu le passe-temps préféré des jeunes filles de la bonne société au XIXème siècle, qui firent des réalisations profanes, considérant cet art, à juste titre, comme une démonstration d'adresse et de patience.

Mais les papiers roulés ne se sont pas pratiqués qu'en Europe. Les colons les ont emmené dans leurs bagages en Amérique. De cette façon les "filigranes de papier" ont continué d'exister à travers le temps, en réapparaissant ici et là avant de tomber complètement dans l'oubli. Les papiers roulés ont connu une renaissance au XXème siècle aux Etats-Unis, et les techniques s'y sont beaucoup développées. Le développement industriel a permis à ses amateurs de se consacrer pleinement au développement de nouvelles techniques et modèles en leur fournissant des bandes de papier déjà découpées. La plume autour de laquelle les bandelettes étaient roulées a été remplacée par un outil spécial. De plus, de nombreux autres accessoires ont vu le jour permettant de créer de nouvelles formes venant compléter les traditionnelles formes de bases. Au Moyen-Âge les motifs étaient principalement géométriques ou végétales avec un langage de fleurs, d'épis, de grappes, de couronnes et de bouquets. Aujourd'hui tous les thèmes sont abordés et plusieurs styles se sont développés.

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